« L'enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l'âme humaine.

C'est un des plus difficiles à définir. Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l'existence d'une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d'avenir. Participation naturelle, c'est-à-dire amenée automatiquement par le lieu, la naissance, la culture, la profession, l'entourage. Chaque être humain a besoin de recevoir la presque totalité de sa vie morale, intellectuelle, spirituelle par l'intermédiaire des milieux dont il fait naturellement partie » souligne la philosophe Simone Weil dans son ouvrage L’ Enracinement.

 

L’enracinement s’oppose au cosmopolitisme, aux métissages culturels et au chaos ethnique de la civilisation actuelle car l’authentique à ses racines et sa vérité.

L’enracinement est un concept dynamique qui ne doit pas s’entendre comme un enfermement nostalgique, passéiste.

Car si l’enracinement est d’abord une fidélité à des principes immémoriaux et à un sang (d’où une dimension ethnique fondamentale dans cet enracinement), on préserve surtout ses racines pour permettre à l’arbre de continuer à croitre. Les racines sont donc vivantes, elles portent et permettent la croissance de l’arbre, le futur de la communauté.

 

L’enracinement constitue le socle de notre liberté et légitime notre combat. Il permet l’expression de l’héritage ancestrale et sa continuation créatrice. Il permet également au peuple de continuer à se manifester comme une communauté organique dynamique.

 

A une époque où le mondialisme arase les spécificités en un Système planétaire, l'enracinement constitue une réponse globale aux pathologies - sociales, économiques, physiologiques, culturelles, ethniques, etc. - d'une civilisation mondiale paralysée et cancérisée.